Contexte socioéconomique

 

  Zoom sur le Québec :

Dans la prochaine décennie, il faudra remplacer plus du quart de la main-d’œuvre actuellement en emploi

Depuis quelques années, les nombreux départs à la retraite et le manque de relève pouvant y pallier occasionnent une diminution de main-d’œuvre disponible dans l’ensemble du Québec. Par le passé, jusqu’à 40 000 personnes arrivaient sur le marché du travail chaque année. Pour la première fois de son histoire, la province connaissait en 2014 une diminution du nombre de personnes en âge de travailler (15 à 64 ans), accentuant ainsi les pénuries et la rareté de la main-d’œuvre déjà amorcées.  

L’impact de la démographie sur le marché du travail est considérable 

  • En 2013, les taux d’activité et d’emploi des 15 à 64 ans ont atteint des sommets historiques, à 78,1 % et 72,2 % respectivement. Ils figurent parmi les plus élevés des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
  • L’emploi des 55 ans ou plus a connu une hausse de 33 900 en 2014 (+4,6 %), du jamais vu!
  • L’emploi des personnes âgées de 65 ans ou plus a quadruplé durant la période 1990-2014, passant de 32 200 à 130 900!

 La scolarité, une protection contre le chômage

  • Les jeunes générations, qui remplacent celles qui les précèdent, ont un niveau de scolarité plus élevé.
  • La scolarité est une variable importante d’intégration au marché du travail. En effet, plus le niveau de scolarité est élevé, plus le taux de chômage est bas. En 2014, le taux de chômage des personnes ayant moins de neuf années de scolarité s’élevait à 17,1 %, alors qu’il était de 5,2 % chez les titulaires d’un diplôme universitaire.

Les prestataires de l’assurance-emploi actifs et aptes au travail au Québec sont à leur plus bas niveau (247 500 personnes) en 2014

Le nombre d’adultes prestataires du Programme d’aide sociale a diminué de 42,7 % entre 1998 et 2014, soit le niveau le plus bas depuis que cette série statistique est disponible en 1996. Les hommes sont dorénavant plus nombreux que les femmes à bénéficier de ce programme.

La Montérégie, le cœur industriel du Québec

Sur son nouveau site, Emploi-Québec trace un portrait encourageant sur le plan de l’emploi en Montérégie. On peut y lire que « La Montérégie est la seconde région du Québec pour la population, estimée à 1 456 743 habitants en 2011 par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). La Montérégie se situe au 2e rang au Québec, tout juste après Montréal, en ce qui a trait au nombre de personnes en emploi. La région se caractérise par la diversité de son activité économique. Sa situation géographique avantageuse, entre Montréal et la frontière américaine, fait de la Montérégie une porte d’entrée naturelle pour le commerce extérieur. La Montérégie est souvent désignée comme étant le cœur industriel du Québec, puisqu’elle y occupe le 1er rang pour l’emploi dans le secteur manufacturier.

Le pouvoir de force traditionnel entre employeurs et employés est inversé

Ce contexte amène des changements quant au rapport de force traditionnel entre les employés d’une entreprise et leurs patrons. Les entreprises qui offrent de meilleures conditions de travail (salaire, télétravail, conciliation travail-famille ou travail-études, etc.), une saine gestion des ressources humaines, des plans de développement pour les employés et une ambiance de travail agréable favorisent la rétention de sa main-d’œuvre. Néanmoins, des PME conventionnelles craignent les grandes entreprises dans la chasse aux candidats. Les chercheurs d’emploi ont donc tout avantage à savoir cibler les entreprises qui correspondent à leurs aspirations, leurs compétences, leurs valeurs et leurs intérêts. Tout en demeurant réalistes et conscients des limites des employeurs, il est fort possible qu’ils atteignent leurs objectifs. 

  Zoom sur la MRC Les Maskoutains :

Tout comme le Québec, la région maskoutaine subit les impacts du déclin démographique. Comme le nombre de travailleurs disponibles diminue, les chercheurs d’emploi trouvent rapidement du travail et les défis de recrutement et de fidélisation des employés s’imposent aux entreprises. Une entreprise de la MRC sur quatre éprouve des difficultés de recrutement dues au remplacement de la main-d’œuvre, la croissance de ses activités et les départs à la retraite.

 Une main-d’œuvre diversifiée en âge, nationalité, expérience et scolarité

  • Ce sont les personnes de 50 à 54 ans qui forment le groupe le plus nombreux de la population de la MRC.
  • En 2011, 3 % de la population de la MRC était issue de l’immigration.
  • Les plus jeunes (15 à 19 ans) ont le plus haut taux de chômage. Cependant, ces derniers concilient travail et études ou connaissent une mobilité professionnelle ascendante. Cela entraîne de nombreux changements d’emplois et des épisodes fréquents de chômage. Concrètement, les jeunes chôment plus souvent parce qu’ils changent souvent d’emploi, mais moins longtemps que les autres groupes démographiques.
  • Des 43 520 personnes de la MRC des Maskoutains qui occupent un emploi, 30 990 travaillaient dans la MRC, 3 565 travaillaient à l’extérieur du Québec ou n’avaient pas de lieu de travail fixe (par exemple, les commis‐voyageurs, les travailleurs sur les chantiers de construction, etc.), tandis que les autres travaillaient dans une autre MRC ou région.
  • Un grand nombre de résidents de la MRC occupent un emploi dans les secteurs de la vente et des services (22,8 %), des métiers, du transport, de la machinerie et des domaines apparentés (16,8 %) et des affaires, de la finance et de l’administration (14,8 %).
  • Près de 38 % des prestataires de la MRC cumulent dix ans et plus à l’aide sociale.
  • Plus d’une personne occupée sur dix résidant sur le territoire de la MRC est un travailleur autonome. Près du tiers d’entre eux occupent des postes de gestion.