Quand le déséquilibre devient une opportunité

Ça y est, les enfants ont effectué leur retour en classe et la vie reprend un certain rythme. S’il est doux pour certains, d’autres deviennent d’habiles funambules dont l’équilibre est constamment mis à l’épreuve. Et l’équilibre entre les sphères de vie on le cherche, on le veut et on l’idéalise.

Vous pensez que cet article vous partagera des trucs sur la façon de trouver l’équilibre travail-vie personnelle? Loin de moi cette idée! Je crois que nous pouvons aborder le sujet sous un angle plus réaliste et bienveillant.

 

Je perçois l’équilibre de vie comme un état dans lequel l’humain arriverait à consacrer assez de temps à tout ce qui lui importe, sans rien négliger. Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je n’y arrive pas. La plus jeune qui commence sa saison de hockey, un souci mécanique avec la voiture, une compétition de judo, deux semaines où tout se déroule normalement puis hop, un virus fait son entrée en grande pompe dans la maison. Ainsi va la vie! Nous sommes constamment en adaptation.

 

Vu sous cet angle, aller à la recherche de l’équilibre est à peu près comme espérer trouver le Saint-Graal. Tant qu’à tenter d’atteindre l’impossible, ne pourrait-on pas apprendre à vivre avec les déséquilibres temporaires? Comme rien n’est plus constant que le changement, accepter et accueillir le déséquilibre enlève un poids immense sur les épaules, parole de déséquilibrée (déséquilibrée assumée et heureuse).

 

Concrètement, on fait comment pour accueillir et accepter le déséquilibre?

  • D’abord, prendre conscience de ce que représente un équilibre pour soi (et non pas aux yeux de la société). La connaissance de soi et de ses besoins est alors essentiel. Par exemple : alimentation saine, exercice physique, aimer son emploi, avoir du temps de qualité avec sa famille et ses amis, voyager, lire et créer ne sont que quelques exemples. Dressez votre propre liste!

 

  • Accepter qu’il ne soit pas toujours possible de respecter cette liste et que la vie nous amène à faire des choix, le temps de répondre à d’autres besoins ponctuels. Par exemple, pendant la semaine intensive du tournoi de judo de fiston, je choisis de mettre mon propre entraînement de côté parce que la fierté et le plaisir qu’éprouve mon garçon n’ont pas de prix à mes yeux.

 

  • Arrêter de se sentir coupable de ne pas pouvoir tout faire. Si notre satisfaction passe par l’atteinte de l’équilibre idéal, évidemment, on ne peut qu’être déçu. Par exemple, choisir et accepter de moins m’entraîner pendant la semaine du tournoi m’évite le sentiment d’avoir échoué. En assumant mon choix, je comprends que ce n’est qu’une pause et que je pourrais me remettre en action sous peu.

 

  • Faire preuve d’ouverture puisque les déséquilibres sont aussi une porte ouverte sur un univers de possibilités. Par exemple, pendant le tournoi de fiston dans les Laurentides, j’ai eu l’idée de m’initier à la course découverte, soit de découvrir une région et ses paysages tout en joggant. Cette nouvelle forme d’entraînement me permet d’être présente pour les moments significatifs de mon garçon et de mettre de l’avant ce qui m’importe.

 

En vous écrivant, je réalise que le simple fait d’accepter mes déséquilibres me fait sentir équilibrée. Un peu comme le funambule qui profite de ses déséquilibres pour se mettre en mouvement et avancer!

 

Les conseillers en développement professionnel sont là pour vous aider à transformer les « oui, mais » en « oui et »! Ils regorgent de créativité et sauront, à la lueur de vos besoins et de votre contexte, vous accompagner pour un meilleur équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie personnelle. Appelez-nous, on a hâte de vous rencontrer! Parole d’une ex-déséquilibrée.

 

 

Mélanie Durocher

Conseillère en développement professionnel

Espace carrière

450 771-4500, poste 249

[email protected]

©2021 Espace carrière. Tous droits réservés. Voyou — Performance créative | Agence de publicité