La rupture professionnelle

Je ne parle pas d’une rupture amoureuse entre 2 collègues, mais plutôt de la rupture avec un emploi. D’un emploi pour lequel on développe un lien d’attachement si fort et puissant qu’il n’est pas envisageable qu’un jour il y ait une fin. Malgré les irritants, les hauts et les bas, les conflits, les échecs et ainsi de suite, le lien qui vous unit surpasse tous ces petits désagréments.

 

Jusqu’au jour où une fin se pointe à l’horizon…

 

La rupture peut être due à des raisons administratives : une fermeture, une restructuration ou des mises à pied. Elle peut aussi être due à un choix éclairé de l’employé, tels un déménagement, un désir de progresser, un changement de carrière, un conflit qui semble sans issue, un problème de santé et ainsi de suite.

 

Telle une rupture amoureuse, que la personne quitte volontairement ou non le navire, des émotions surviennent à tour de rôle : sentiment d’impuissance et d’injustice, colère, tristesse, déception, sentiment de trahison, déchirement, déni, culpabilité, regret, stress, etc. Selon le contexte, il peut aussi y avoir des émotions positives qui se côtoient, tels la joie, l’excitation, le soulagement, etc.

 

Pourquoi autant d’émotions, surtout s’il s’agit d’un choix?

 

Parce que notre emploi fait partie de notre identité, et particulièrement lorsque nous l’aimons profondément. C’est bien souvent l’esprit de « gang » qui rend ce lien si fort. Notre emploi et nous ne faisons qu’un, ou presque. Je ne fais pas que travailler chez Espace carrière, JE SUIS Espace carrièrenne. Voyez-vous? Quitter un emploi alors que la relation est si forte engendre nécessairement beaucoup d’émotions.

 

Lorsque la colère est passée ou que la tristesse est apaisée, la nostalgie s’installe tranquillement. C’est beau la nostalgie, non? Oui, c’est beau… en quelque sorte. Pour certains, celle-ci est si présente que la personne fige devant la recherche d’un nouvel emploi. C’est comme vivre une grande histoire d’amour et que du jour au lendemain, vous vous retrouvez sur une application de rencontre. Tout peut sembler si fade et sans intérêt. Le chercheur d’emploi, parce qu’il doit se nourrir après tout, se fait à l’idée et finit par accepter de se tourner vers un futur emploi. Et cette nostalgie toujours présente laisse parfois bien peu la chance au nouvel emploi de se faire une place positive dans le cœur de la personne. Celle-ci a donc parfois besoin d’espace et de temps pour retrouver une forme d’énergie et de vitalité.

 

Sachez donc que lorsqu’un membre de votre entourage quitte son emploi, par choix ou non, il est possible que ce soit une épreuve réellement difficile pour lui, car autant la fin d’emploi que la recherche d’emploi sont de véritables montagnes russes d’émotions. Et, nous le constatons trop souvent, les gens n’osent pas en parler à leur entourage. Ils ont peur de déranger, ils ne sont pas fiers d’être sans emploi ou d’avoir quitté un bon emploi, ils ont peur du jugement et ils ne se comprennent pas eux-mêmes. Souvent, lorsqu’ils en parlent, pour bien faire, l’entourage cherche à les rassurer et à leur proposer des solutions. Pourtant, savez-vous quoi? Ils ont surtout besoin d’être écoutés, simplement et sans jugement, sans chichi, sans psychopop, et sans citation qui ne veut rien dire… juste être entendus avec respect.

 

Vous êtes nombreux à vivre un virage professionnel en ce moment, que ce soit par non-choix ou par choix. Quitter un emploi ou une profession, particulièrement lorsqu’on l’aimait sincèrement, est un deuil et ce deuil est un processus. Si vous avez besoin d’un coup de main, d’une oreille attentive ou encore d’un boost de courage, nous sommes là!

 

 

Mélanie Durocher

Conseillère en développement professionnel

450 771-4500, poste 249

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